La fête d’Achoura.

Achoura, dérivé de « achara », qui signifie dix, correspond au dixième jour du mois de Muharram, premier mois de l’année musulmane. Jeûne, fête ou commémoration, chaque musulman marque ce jour à sa façon.  Au Maroc, en 2015 Achoura s’est déroulée le 24 octobre. 

Origines
 A l’origine, Achoura est un jour de jeûne chez les juifs commémorant la sortie d’Egypte des Hébreux sous la conduite de Moise. Le prophète Mohammed reprend la tradition juive en instaurant une période de jeûne de deux jours, dont le second, le 10 de muharram, a donné le nom à l’événement. Plus tard, lorsque le mois du Ramadan est institué comme signe distinctif de la religion musulmane, l’obligation du jeûne de Achoura est supprimée et  devient un jeûne recommandé mais non obligatoire de 24 heures.  Pour les chiites , Achoura est  une fête d’ une extrême importance donnant lieu à des représentations théâtrales et à des cérémonies expiatoires (commémoration du massacre de l’imam Husayn et de sa famille).
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La fête de l’enfance, de la famille et des traditions 
 Au Maroc, comme dans d’autres pays du Maghreb, des pratiques culturelles, festives et populaires sont venues s’ajouter aux traditions religieuses. Cette fête revêt un sens spirituel, social et familial indéniable rimant avec partage et charité. Au programme distribution de fruits secs : amandes, noix, dattes, raisins, figues et cacahuètes. Un rituel peut accompagner la fête : les familles se régalent d’un couscous au « gueddid » (viande séchée de Aïd El Kébir). Achoura rime également avec la Zakat destinée à aider les nécessiteux. Un grand nombre de marocains profitent de l’occasion pour s’acquitter de l’aumône. Le principe est de donner aux pauvres un dixième de l’argent économisé pendant une année.    Habillés de neuf, les enfants reçoivent des cadeaux, des trompettes, des tambours, des pétards et d’autres jouets. Au cours de cette journée, ils donnent libre cours à leur joie.
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Baba Achour
Très attendu par  les enfants, Baba Achour est un personnage sorti d’une vieille légende populaire. Mi-réel, mi- imaginaire, il est une sorte de père Noël version marocaine. Baba Achour avait disparu depuis près d’un siècle mais on commence actuellement à le remettre sur le devant de la scène. . La coutume veut que tous les ans, à la veille de Achoura, le vieillard débonnaire ouvre les festivités. Autour de la chouala (feu de camp), il réunit les enfants, leur raconte les vieilles histoires d’usage à cette occasion, leur offre friandises et cadeaux et les invite à chanter. Traditionnellement, on offrait aux enfants des  » derboukas », « bendirs » et « taârijas ». De nos jours, si les petits tambours en terre cuite restent bien présents, les pistolets à eau, les poupées, les pétards et autres jouets en tout genre remportent un franc succès.
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Zem-Zem
Le lendemain de l’Achoura, c’est « Zem-Zem » (allusion au puits du même nom à La Mecque dont l’eau est traditionnellement purificatrice). Ce jour là, les enfants disposent d’une totale liberté pour asperger voisins, amis et passants. Garçons et filles, trottent dans les rues à la recherche d’une proie ou d’un point d’eau pour s’approvisionner. Pistolets à eau, bombes à eau, sacs et ballons de plastique, seaux … tous les récipients sont mobilisés pour l’événement. Les pétards sont également de la partie.
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