Une semaine bien remplie à Skoura – 1

Message de Georges,

Je vous fais part de mes premières impressions, de mes premières remarques :

Je suis arrivé de Marrakech lundi 14 janvier où j’avais séjourné cinq jours dans une famille d’accueil.

 

A l’arrivée à Ouarzazate j’ai été accueilli par Patricia qui m’a conduit en voiture jusqu’à Skoura. Si je n’avais vécu qu’en France le dépaysement aurait été plus que total ; comme j’habite en Serbie je n’ai pas eu  trop d’efforts d’adaptation à faire.

 

1)      Au niveau de l’environnement physique

Les écarts de température entre le jour et la nuit sont impressionnants et l’on a vite fait de comprendre qu’à partir de 18 heures il convient de très bien se couvrir. Le climat et la nature du sous-sol font qu’il est  impossible de vivre sans une poussière minérale qui vous pénètre « jusqu’au fond des os ».  Ceci est à prendre en compte pour protéger son ordinateur portable d’autant que les rafales de vent sont puissantes et peuvent engendrer des coupures de courant. Mais il serait injuste d’en rester là au risque de laisser une impression négative. La région est réellement magnifique avec sa végétation faite de palmiers, dattiers, oliviers figuiers de barbarie … Mais pour voir cela il faut sortir de la ville, ce qui est très facile compte tenu de la grande hospitalité des marocains qui ne manquent d’inviter le bienvenu comme ils l’appellent à déguster un couscous dans un douar des environs. Et j’en arrive tout naturellement ….

 

      2) Au niveau de l’environnement humain

Très rares sont les gens qui ne vous disent pas bonjour quand on les croise et souvent d’ajouter vous êtes le bienvenu chez nous. Rien à voir avec les villes massacrées par le tourisme de masse où l’on ne peut pas s’arrêter quelques instants sans qu’un gamin vous propose de faire le guide improvisé, moyennant finances. Les gens sont courtois et prennent le temps de vivre. C’est un réel plaisr pour eux de rendre service.  Concernant les services on trouve plus que le minimum puisque j’ai eu la surprise de découvrir qu’il y avait une banque populaire. Sinon on peut toujours aller à Ouarzazate, à une quarantaine de km, en taxi collectif pour un euro et demi. Mais dans l’équipe il y a toujours quelqu’un qui s’y rend environ une fois par semaine.

3) Au niveau des activités que j’ai suivies

L’activité de tous les matins a été de me rendre dans les JDE de différents douars dans un rayon d’une dizaine de km. Seul problème : il n’y a pas de transport en commun pour en assurer la liaison. C’est donc en mobylette que j’ai été véhiculé. Je ne reviendrai pas sur la fraîcheur matinale et l’opportunité de ne pas attendre pour acheter une djellaba.

 

Parlons de l’enseignement. Il n’est pas exagéré de dire que les animatrices des JDE sont très motivées. Il faut dire que les enfants le sont tout autant. Elles savent proposer une palette variée d’activités adaptées à leur âge. On y trouve du graphisme, des chansons et des comptines, du travail sur l’alphabet en arabe, des collages et bien sûr des jeux dans la cour où l’on trouve bacs à sable, tourniquets et jeux de ballon. Ce qui m’a impressionné est l’étonnante faculté de persévérance des enfants qui restent à une même activité bien plus longtemps qu’on ne l’observe en France et dans d’autres pays européens. Même remarque pour un cours de sciences auquel j’ai assisté dans une classe de cinquième (notre CM2). Et j’aimerais ajouter que la coopération entre les enfants prend nettement le pas sur la compétition, ce que pourraient envier de nombreux enseignants d’autres pays.

Parlons du soutien scolaire). Chaque après-midi des enfants se rendent librement dans la salle multimédia du local Alazhar, (géré par notre partenaire l’association Al ikhlasse) qui est composé de plusieurs salles dont un espace de travail avec tableau noir et d’un espace informatique avec quatre ordinateurs dont un connecté à internet. La Wifi y est présente ce qui m’a permis d’accéder à internet depuis mon propre ordinateur portable. Comme je loge dans les locaux je peux travailler sur internet le soir en toute indépendance.

Certains enfants exploitent les jeux éducatifs se trouvant  sur les ordinateurs mis à leur disposition. Ceux préparant un exposé utilisent l’internet. Ce que j’ai trouvé de plus remarquable est qu’un groupe de lycéens d’un niveau assez avancé vient tous les soirs travailler à des heures tardives dans une ambiance de bibliothèque universitaire. J’ai aidé ces jeunes dans la mesure de mes compétences et je n’ai à aucun moment ressenti une quelconque fatigue tellement j’étais émerveillé de leur soif d’apprendre et de comprendre.

 

Je ne tirerai pas de conclusion pour éviter d’être subjectif mais je pense qu’elle coule de source.

 

les photos :

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