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Chevauchée berbère en Haut-Atlas
du 15 au 30 septembre 2002

 

Mercredi 18/09

Lever vers 7h00, le soleil brille déjà, et à 9h00, alors que nous sellons nos chevaux, il cogne déjà fort ! Etape de la matinée à flanc de montagne, ou dans un maquis riche en espèces végétales. Il faut parfois mettre pied à terre dans les passages difficiles. La chienne Uiza nous suit toujours, vaillante malgré son âge; la langue pendante, elle connaît tous les raccourcis et nous attend parfois sur une colline, embrassant du regard la petite troupe. Nous croisons des ânes en liberté, entravés d'une manière qui nous attriste, mais il n'y a probablement pas d'autre moyen : l'antérieur et le postérieur d'un côté sont attachés ensemble, ce qui les oblige à marche en boitant et se déhanchant.

Les enfants des villages accourent à notre arrivée, sortent d'une cour d'école, d'une maison, d'un chemin : "Bonjourstylo" tout attaché, c'est devenu comme une formule magique.

Les arbres ne sont pas les seuls à faire de l'ombre : de gros nuages, cachant le soleil, font descendre la température de 10 degrés d'un coup. Hier soir au campement, nous avons fait des économies de lampe de poche, grâce à la lune presque pleine au milieu d'un ciel pur et bleu foncé.

La sieste du midi, dans un champ d'oliviers encore jeunes, est une bénédiction : avec cette chaleur, la digestion assomme littéralement. Nos chevaux sont tranquilles, chacun à l'ombre de son arbre, à distance respectable les uns des autres : ces entiers ont beau randonner toute l'année ensemble, ils ne manquent pas une occasion pour se chicaner.

Plus tard ... Une étape d'après-midi haute en couleur. Les chevaux semblent un peu endormis et nous marchons quelques temps "botte à botte" (chaps à chaps plutôt.) Tag côtoie Nassim, monté par Ibrahim, en tête de file. C'est la première fois que je vois le petit barbe les oreilles pointées en avant, la tête haute. Il aime mener le groupe, m'explique Ibrahim; c'était son premier cheval pour mener les randonnées, il l'avait acheté et dressé à cette fin.

Nous arrivons à un puits, perdu dans une steppe désertique et vallonnée. Les chevaux boivent, il fait très chaud. Puis c'est reparti : chemins pierreux, terre aride, champs ingrats avec des restes de paille coupée. Nous longeons quelques rares villages berbères, et leurs maisons en terre caractéristiques, tout le reste alentours est désert. A peine quelques animaux çà et là, petits ânes, chiens... en voilà deux justement qui nous foncent dessus, mais Abdou les menace du haut de Farouk, son alezan qu'il ne faut pas chatouiller; ils détalent. Uiza trottine fièrement un os entre les dents.

Nous voici bientôt sur le plateau de Kik (1500m d'altitude.) On dirait la Mongolie, ou le Kirghiztan, enfin l'Asie centrale... c'est désert, immense, avec une herbe jaune ou vert pâle, des vallons doux, quelques sentiers. Les nuages forment sur cette toile des ombres ou taches de lumière vive. Après les canyons de terre rouge, après les roches bizarres rappelant la Cappadoce turque, après le maquis espagnol, on croirait faire le tour du monde en quelques étapes.

La steppe du Kik, à perte de vue, fait rêver. Nous la traversons au pas, nos guides en profitent pour faire les pitres à cheval, debout sur leur selle, à l'envers, en amazone, en poirier... il y en a toujours un qui fait partir le cheval de l'autre au trot juste quand il est en mauvaise posture !
Revoilà des juments en totale liberté, et elles nous voient venir. Pourvu que le vent... trop tard, Nassim, les oreilles pointées, hennit de toutes ses forces; et les "gazelles" se mettent en marche pour venir faire de l'oeil à nos entiers...
Vite, on nous dit de continuer tout droit, pendant que nos deux guides galopent face aux juments et tentent de les repousser. Ibrahim fait piaffer Nassim qui a l'air de rouler des mécaniques, et les juments rebroussent chemin.
Je continue en tête avec Tag, mais voilà, tout droit devant, d'autres juments ! Nous décidons de fuir au petit trot, qui finit au grand galop dans la steppe plane...

Arrivés à l'étape, dans un village perdu au milieu du plateau, nous avons la surprise du hammam de notre hôte, petit (pour la chaleur) mais très bien aménagé, avec pour tous vitraux, des bouteilles de Coca-Cola incrustées dans le ciment.
La maison de notre hôte a des airs de maison espagnole, avec une cour intérieure et des coursives.
Dans l'une des pièces, toute en longueur, on mange le couscous assis en cercle autour du plat, mais à la cuillère, et chacun n'attaquant que le triangle qui lui a été attribué !
Nous passons la nuit sur des banquettes dans une pièce confortable, ça nous change de la tente.

Jeudi 19/09

Après cette bonne nuit de repos, nous quittons le plateau du Kik, pour une journée "spécial insolation" nous dit-on; nous voilà prévenus. En effet, la température est de 36°C. Mais c'est aussi jour de poussière, nous en prenons plein le nez et les yeux, jusqu'à frôler la conjonctivite. Ah ces européens élevés dans du coton... Petite pause près d'un ruisseau à Ouizilene, avant d'attaquer une piste sans arbres, sous un soleil de plomb.
La sieste sous les oliviers au bord de l'oued N'Fis... à sec, est salutaire à tous les membres du groupe et on entend, pendant une demie-heure, les mouches voler. Une petite brise nous caresse et les chevaux, par intermittence, s'ébrouent avec paresse.
L'après-midi, nous traversons des villages, marchons dans des oueds à sec (grosses pierres lisses et herbes sauvages.) Les chevaux sont étonnants d'agilité : la caillasse est épaisse, lisse, instable, et pourtant ils ont le pied sûr car aucun ne trébuche. Nous nous arrêtons près d'un puits, au milieu des cannes à sucre. Puis repartons au galop sur les chemins, dans un nuage de poussière grise traversée par le soleil. On comprend à quoi servent les chechs !

Au bord des pistes, des figues de Barbarie nous narguent souvent mais personne ne se risque à tendre le bras. Et au-dessus des têtes, presque à portée de main d'un cavalier, les figues tout court, vertes et cachées dans les feuilles odorantes.
Les paysages sont arides, la terre rouge; les villages berbères accrochés à flanc de montagne, dont ils ont la couleur naturelle, bravent les lois du vertige.

En fin d'après-midi, nous traversons un grand champ d'oliviers, traversé de murets en ruine.
Quelques sauts d'obstacles plus tard nous voici à la halte du soir, à Tamssoult, où les tentes et le camion nous attendent comme toujours. Au clair de lune, alors que tout le monde dort ou presque, nous allons taquiner Ichbah Ichbah le chauffeur. Juste parce qu'il est d'une nature incroyable, tout va toujours pour le mieux même quand tout va mal; makain mouchkil c'est plus qu'une devise pour lui, c'est un art de vivre.
On crie aux abords de sa voiture où il dort "Mabanlik Ichbah Ichbah" (t'as pas vu Ichbah Ichbah.) Blague de potache, mais qui l'amuse autant que nous. C'est quelqu'un qui adore rigoler.



Vendredi 20/09


Changement d'ambiance : ça grimpe dur, sur des chemins, au-dessus de notre oliveraie. Nous longeons toutes sortes d'arbres, oliviers, eucalyptus, figuiers, figuiers de Barbarie...
Nos chevaux escaladent une colline, par un sentier au milieu d'une pinède, puis nous atteignons un plateau. Beaucoup de végétation encore, buissons, sapins, genévriers rouges, thuyas.
Ce kaléidoscope d'odeurs enchante; parfum entêtant du figuier, odeur plus familière du pin, même l'odeur de la poussière d'ici qui est particulière !
Le pique-nique nous laisse le temps d'admirer la vue, vers le lac d'Amizmiz, et plus loin Marrakech et son nuage de pollution.
En bas, des villages berbères tout petits, un âne qu'on entend braire dans le lointain, le silence surtout, à peine habillé d'une brise tiède, ponctuée des bruits discrets de nos chevaux, quelques craquements de branche, leur mastication
appliquée.
Parfois une guêpe vient survoler la natte sur laquelle une brochette de cavaliers se laisse bercer avec délices.

Et nous repartons, cheminant dans de larges oueds asséchés (il ne pleut donc jamais ici ? rarement, nous répond-on.)

Fin d'étape en ascension sur une piste de terre rouge, puis redescente de l'autre côté de la montagne, où poussent des herbes très odorantes, de grandes plantes grasses à fleurs jaunes, à tige ferme, et sentant très fort la menthe.
Nous voici à nouveau dans le lit d'un oued, et soudain un ruisseau, encadré à droite et à gauche par des cannes à sucre, puis par des cultures de toutes sortes (petits potagers, champs de maïs.)
Nous ferons halte ce soir et demain, pour une journée de repos, sous les noyers de la vallée d'Anougal. Les autochtones du village d'Igourdane sont en train de gauler les noix, certains sont même montés en faut de ces arbres réputés centenaires.


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